Je ne sais pas pour les autres générations, mais pour la mienne, c'est à dire celle née environ 20 ans après la sortie du Livre de la Jungle (1968), Il en faut
peu pour être heureux fait figure d'hymne. C'est clairement LA chanson enfantine de référence. Contrairement à pas mal de chansons des Disney, elle réussit le pari d'être à la fois joyeuse,
profonde et drôle sans tomber dans le niais, le cucul ou le démago. Un plaidoyer pour une vie simple et sans contrainte que n'aurait pas renié les mouvements contemporains de Mai 68. Mais en même
temps, la vidéo montre bien par les maladresses de Mooglie, qu'atteindre cette paix n'est pas facile. La suite vient d'ailleurs contrebalancer cet optimisme puisque juste après Mooglie se fait
kidnapper par les singes.
Il est assez amusant de constater que le titre-slogan français est assez éloigné de l'original, Bare necessities. Une autre anecdote marrante est que le compositeur de Bare necessities,
Terry Gilkyson avait composé initialement l'intégralité de la BO mais que ses chansons (à l'exception de Bare necessities) furent refusées par les studios Disney car jugées trop sombres. On peut
enfin rapprocher le succès de la chanson avec celui presque aussi important d'Hakuna Matata du Roi Lion qui reprend exactement le même message.
Et place au swing
Terry Gilkyson - Il en faut peu pour être heureux (Bare necessities)
Par Boeb'is
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Vendredi 30 novembre 2007
Il y a deux semaines, je suis tombé sur le cul en regardant le clip Shake It To The Ground du producteur DJ Blaqstarr avec la rappeuse Rye Rye (merci
elbo.ws). La vidéo avait été mis sur youtube la veille avec encore seulement (ou déjà?) 6000 visualisations.
En sentant l'envie irrésistible de danser qui m'a parcouru l'échine, j'ai senti tout de suite que ça serait un tube. Je ne dis pas ça comme figure de style. C'est réellement
ce que j'ai pensé et j'ai eu le délicieux plaisir de me sentir happy few. J'avais regardé sur le net, et DJ Blaqstarr était présenté comme un DJ qui avait connu des succès très locaux dans la
scène de Baltimore. Des bons titres assez efficaces (d'après les quelques titres que j'ai trouvé en écoute) mais aucun qui n'avait un dixième de la puissance de Shake It To The Ground:
Un son minimaliste, irrésistiblement dansant: mélange de petites basses bien dosées, de petites mimiques vocales samplées, une batterie très discrète. On ajoute à ça un clip
cheap mais très sympa, des paroles sexy mais pas machos et on a une véritable petite bombe de danse floor. Si j'avais dit ça il y a 15 jours j'aurais eu l'air malin aujourd'hui puisque le titre a
été vu 230 000 fois sur youtube! En réalité la progression ne s'est pas faites sur 2 semaines mais en quelques jours car alors que j'ai beaucoup regardé le clip ces derniers jours, je n'ai pas vu
le passage de 20 000 visualisations aux 230 000! Tout ça pour dire que
-la prochaine fois je prophétiserais sur ce blog et pas seulement à ma petite soeur
-il faut danser sur cette chanson
Par Boeb'is
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Fin des années 70 et début 80, à partir de New York apparait le hip-hop. On y retrouve des élements de funk (pour la rythmique), de pop électronique et de
disco (pour les percus et les petites mélodies synthétique), de punk (pour l'énergie et l'esprit) et de reggae (pour le sound system). Le chanté rappé s'inspire notamment du spoken
words.
Ce qui est génial est que les premiers
morceaux de hip-hop contiennent déjà la recette de qui fait le genre mais qu'en même temps ils gardent encore leurs couleurs d'origines. C'est comme si ces groupes de funk, disco, rock
avaient convergé vers ce qui allait devenir le hip-hop.
Ces origines métissés permettre aussi de se rendre compte que tous les metissages qu'a subi le hip-hop, entre le rock avec Cypress Hill, Rage against the Machine
ou les Beastie Boys, la musique électro avec l'Abstract Hip-hop, le jazz avec Gangstarr ou le funk avec le G-funk ne sont finalement que des retours aux sources du
genre.
Le Sugarhill Gang produit le premier tube de hip-hop en 1979 en rappant sur une musique du groupe disco-funk Chic. L'heure
n'était pas encore au sample puisque la musique avait été rejoué pour l'enregistrement. Autre chose étonnante, le Sugarhill Gang est un groupe préfabriqué, comme il y en aura beaucoup
dans le hip-hop par la suite. La ligne de basse est simplement monstrueuse et je vous défi de ne pas vous trémousser sur votre siège de bureau.
Le hip-hop apparait aussi dès le départ dans le rock. Outre
l'attitude rebelle des punk apparus quelques années auparavant, on voit également des traces de hip-hop dans certaines chansons. Ainsi An Another Ones Bites the Dust des
Queen qui pompe également Chic, ou encore Rapture de Blondie. Et surtout The Magnificient Seven des Clash, datant de 1980 et extrait de Sandinista. On
peut aussi noter que c'est Jimi Hendrix qui produisit le premier album des Last Poets, inventeurs du Spoken Words au début des 70s.
Afrika
Bambataa s'inspire de l'electropop de Kraftwerk en leur samplant Trans Europe Express et de Numbers. Je vous propose le clip pour son savoureux mélange de breakdance et de costumes dignes des
Village People.
Planet rock sur youtube
Et enfin, Grandmaster Flash & The Furious Five avec the Message de 1982. Première chanson hip-hop à contenir un message
revendicatif et celle qui est la plus proche du son rap qui allait s'imposer. C'est la chanson qui a permis véritablement au rap
d'exploser
Le Jazz a aussi eu son mot à dire par le biais de Herbie Hancock et son tube Rock it en 1983. On lui doit notamment le premier enregistrement de
scratch.
Un dernier mot sur "Change the Beat", première chanson de rap en français par la rappeuse B-Side sur un
morceau de Fab 5 Freddy qui date de... 1983.
Par Boeb'is
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