Articles avec #coree du sud tag

Publié le 3 Mars 2010

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L'explosion du rock dans le monde est un des phénomène les plus passionnants des années 60-70. Dans toutes les cultures j'ai l'impression qu'il y a eu à un moment où un autre, un type qui ne décrochait pas de la radio et qui s'est mis en tête de de jouer ces sons incroyables qu'il entendait à la radio.
 
Voici une tentative de playlist d'introduction pour l'Asie. Elle donne à voir tout le spectre de ce qu'on peut mettre sous le mot "rock". Des pépites aussi charmantes qu'innofensives à la manière du yéyé français jusqu'aux titres les plus sauvages et intenses. Et bien sûr des ballades mélancoliques boulversantes. Et parfois tout cela à la fois. Toute la richesse et la folie du rock digérée par des jeunesses en ébulition et qui en donnent des relectures plus ou moins proches du modèle américain.

Le rock asiatique des années 60-70 (il manque certains titres non disponibles sur grooveshark)



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Tracklist:

1. Ros Sereysothea - Bar Bong Srolaunh Kyoum (Cambodge)
2. Ja'afar Hassan - Front my Hope (Irak)
3. San Ul Lim - It Was probably late summer (Corée du Sud)
4.Titre inconnu (Indonésie)
5. Mustafa Ozkent Orchestra - Karadir (Turquie, 1973)
6. Sangthong Seesai - Dek Kai Nuang Sue Pim / Newspaper Boy (Thailande)
7. Erkin Koray - Ýnat (Turquie, 1974)
8. Band De - Fictions - Hidup Untok Chinta (Malaisie)
9. Mafe Karo - Kazi Aniruddha (Inde)
10. Takeshi Terauchi - Caravan (Japon)
11. Khun Kaung Kay Maung - Ngay Ley (Birmanie)
12. Sinn Sisamouth - I'm Still waiting (reprise de House of the Rising Sun, Cambodge)
13. Kan Mikami - Ningen to ha nanika (Japon, 1975)
14. Kourosh Yaghmaei - Gol-e Yakh (Iran, 1974)
15. Golden Ring - Pasar Ha Naz Kanid Bar Aid Khatra Ha (Iran)
16. The Vampires - Cold rain song


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Les titres viennent pour une bonne part de compilations du label Sublime Frequencies. Le reste est issu d'autres labels, de vynils rippés en mp3 trouvés sur des blogs ou d'achats effectués sur place. Les pochettes mises en illustration sont bien celles des artistes de la playlist mais pas forcément celles des albums dont sont extraits les titres.
Et je vous invite à télécharger une version encore plus complète que j'ai faite pour Pirate's Choice.

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Mixtapes maison, #Cambodge, #Irak, #Japon, #Vietnam, #Inde, #Iran, #Turquie, #Corée du Sud

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Publié le 9 Avril 2008

Hollywood, Bollywood et Hong-Kong déversent chaque année un flot de superproductions cinématographiques, de séries télé et de musique. On est plus familier avec la culture pop américaine, mais en terme d’influence elle est largement comparable aux deux autres. Hollywood semble régner sans partage si on regarde les pays d’Europe et d’Amérique, mais sa pénétration est en fait assez faible ailleurs, notamment en Asie. L’industrie culturelle hongkongaise est très présente dans toute l’Asie du Sud-est et de l’Est (même si la Corée, le Japon et la Chine sont aussi dynamiques). L’Inde et en particulier les studios de Bollywood dominent sans partage l’Asie du Sud et du Centre. Je parle ici du cinéma, mais aussi de la musique, avec notamment les BO des films de Bollywood ou la cantopop hongkongaise.

 

Quand on regarde rapidement, les trois centres de production semblent assez proches, avec un star system ultra développé qui irrigue la production télé, ciné et musicale, un marché dominé par les productions commerciales, et des exportations massives aux quatre coins du monde. Mais en réalité, l’approche est un peu différente.

 

A Hollywood, les secteurs de l’industrie culturelle restent assez segmentés. Il y a quelques grandes stars qui viennent de la télé (G. Clooney, Will Smith) et des séries télé cultes sont régulièrement portées sur grand écran (Charlie et ses drôles de dames, Mission impossible etc.), mais ça reste l’exception. Pour la musique c’est pareil; des chanteurs tentent parfois l’aventure du cinéma, mais c’est souvent plus un produit dérivé épisodique que le départ d’une réelle carrière. D’ailleurs leurs rôles mettent en général en scène une success-story (8 Miles avec Eminem). Le chemin inverse (du ciné vers la musique) se produit encore plus rarement. La fusion musique-image-télé s'opère plus par le biais des clips, qui permettent aux chanteurs de s'essayer à la comédie et de squatter le petit écran.

A Hong-Kong au contraire, musique, cinéma et télévision sont intimement liés. Le parcours typique d’une star est de commencer comme acteur pour des séries puis de passer au cinéma et à la musique. Ainsi, quasiment toutes les grandes star du cinéma hongkongais (Jackie Chan, Leslie Cheung, Tony Leung etc.) sont passées par la case télé et mènent une carrière de chanteur qui n’a souvent rien de secondaire pour eux. Andy Lau est un bon exemple. Il démarre sa carrière dans des séries télé au tout début des années 80, puis passe rapidement au cinéma. Il est sans conteste l’acteur hongkongais le plus connu des 20 dernières années - la somme du box office de ses films atteint les 1,7 milliards! rien que pour Hong-Kong. A partir de la fin des années 80, il s’attaque aussi à la musique, et s’installe parallèlement comme une des plus grandes stars de la cantopop…

 

A Bollywood, la synergie des industries musicale et cinématographique est encore plus poussée, mais à un niveau différent. Contrairement à Hong-Kong on ne scinde pas la star entre sa facette chanteur et sa facette acteur. Là bas, chacun reste dans son rôle. Ce qu’on scinde c’est le film lui-même, qui est autant un film qu’un CD - le genre archi-dominant est la comédie musicale. Mais ce terme ne convient pas tout à fait, puisque c’est autant une comédie musicale qu’une musique mise en scène. La BO n’est pas secondaire comme c’est le cas chez nous. Elle peut sortir avant le film, et même être plus populaire que le film. Même les chanteurs les plus célèbres (Lata Mangeshkar, Mohammed Rafi) font la quasi intégralité de leur carrière dans le playback. Finalement on à des personnages qui ont le corps et le visage d’une star et la voix d’une autre.

Trois modèles d'industrie à la conquête du monde. La bataille ne fait que commencer.

 

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Transversal, #Corée du Sud, #Chine Taiwan Hongkong, #Etats-Unis

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Publié le 17 Mars 2008

undefinedCe qui est marrant avec le rap coréen c'est que même quand les artistes se la jouent underground, il y a toujours un côté romantique qui perce. Ca me fait penser qu'à Hanoi (Vietnam), il y a une grande rue remplie de messages d'amours peints sur le sol. Elle est située à l'écart du centre, entre le Lac de l'ouest et un champs de lotus. Des fresques élaborées et d'immenses coeurs rouges côtoient des messages d'amour comblés, déçus ou cachés. Et cette "rue de l'amour" est appelée par les étudiants vietnamiens... la rue coréenne (Duong Han Quoc)
Après ce petit aparté, place à la musique!

 
On commence par du underground: DJ soulscape

 

Plus commercial. MC sniper - 대화(Feat. TakTak)
 
Un autre titre de MC Sniper que j'aime bien, Better than yesterday. Une intro trop longue mais ensuite c'est assez intense avec un beat tubissime et un flow ultra rapide.
 
Jaurim et Drunken Tiger - loving memory. La plus grande star du hip-hop coréen avec Jaurim une autre grande star coréenne. Très efficace.


T (Tasha) - KumEun HaengBok


Un grand nom du rap underground. Garion - An Ancient Tale.


Y to the G (YangGang) - I can stand
 
 The Quiett - The Listening



 

Plus d'infos: Le site de Daegann dont le commentaire m'a redonné envie de réécouter du rap coréen - un article sur Epik High dont je n'ai pas parlé - Drunken Tiger - Korean hip-hop

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Corée du Sud, #rap

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