Publié le 27 Février 2008

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La musique japonaise nous offre ce qui peut se faire de plus extrême en musique, que ce soit dans la mièvrerie de la j-pop et du visual-kei, ou des expérimentations noise de Keiji Haino. Alors quand des japonais s'attaquent au blues et au folk, il ne faut pas s'étonner de retrouver l'esprit de tristesse et de lamentation propre à ces genres mais porté à son paroxysme.

Tomokawa Kazuki et Kan Mikami oscillent entre sincérité et maniérisme, entre rage contenue et folie assumée. L'ambiguité se retrouve dans les arrangements, entrainants et somme toute assez conventionnels mais interprétés d'une manière complètement excessive. Ils bourinnent sur leurs guitares et pianos accoustiques comme s'ils faisaient du death metal. Le chant navigue entre la douce plainte et le hurlement de damné. Finalement ça ressemble pas mal aux chants proches de la rupture qu'on trouve dans le Kabuki.


Tomokawa Kazuki - Issaigassaiyomosueda


Kan Mikami - Junko
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Kan Mikami - Anata mo star ni nareru
dewplayer:http://boebis.free.fr/Musique/01_-_Kan_Mikami_-_Anata_mo_star_ni_nareru.mp3&


Plus: Vous pouvez trouver des albums de Kan Mikami en téléchargement sur le blog japanunderground

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Publié le 26 Février 2008

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Cream est l'homme aux multiples talents caché derrière le label cambodgien KlapYaHandz. Au fil des sorties du label, il développe une scène hip-hop cambodgienne originale et créative qui réunit le meilleur de l'Ouest et du Cambodge. Sa musique est écoutable sur son myspace et sur sa chaine youtube.





Voici l'interview par email et en français que Cream a eu la gentillesse de m'accorder.  Vous en aprendrez plus sur Cream, son parcours, les artistes qu'il produit, et la musique cambodgienne.


Boeb'is:
Qu'est ce que le KlapYaHandz ? Quelle est votre rôle dans cette structure ?

Cream:

Tout d'abord Salut. Excuse mon français qui n'a jamais été très bon et qui est maintenant encore pire car je l'utilise rarement ici au Cambodge...je me débrouille mieux en anglais, mais bon, je vais être le plus clair possible.

Klap est un collectif de rappeurs, de chanteurs et de musiciens qui sont passionnés de musique, surtout de hip-hop, de RnB et de vieilles chansons pop cambodgiennes.

J'ai démarré Klap il y a presque 3 ans, mais je fais des remixes depuis 7 ans maintenant. En fait j'ai démarré dans la musique en 87 en tant que rappeur dans un groupe qui s'appelait les CIA (Criminalz In Action, taggers et graffeurs avant tout) et on représentait les 3000 à Aulnay Sous Bois.

J'ai fondé Klap comme un label tout d'abord mais ce n'était qu'une passion qui ne m'occupait que dans mes heures libres. C'est devenu un collectif car au fur et a mesure que j'avançais sur la scène underground hip-hop cambodgienne, les jeunes passionnés de hip-hop on commencé a m'approcher pour leur fournir des instrumentaux et des conseils. J'ai rallié une bonne partie de la scène hip-hop cambodgienne (encore underground) présente et on a travaillé sur des collaborations tous ensemble.

Aujourd'hui, Klap(YaHandz) est officiellement un label de musique indépendant Cambodgien. Il reste un collectif au niveau international car je continue de travailler sur des collaborations avec des rappeurs Khmers de France, US et Canada. J'essaye de garder cet esprit de collaboration et d'unité avec le but de promouvoir mon pays, ma culture et notre musique.

Le Cambodge a été isolé et laissé pour mort entre 75 et les années 80. Le Cambodge se relève doucement et sûrement maintenant, et à travers Klap je voudrais faire revivre les flammes qui ont jadis fait de ce pays un grand pays géographiquement et culturellement (que ce soit il y a 800-1000 ans ou 40-50 ans).

Aping, KDEP, Rap Boyz, Kelly, Pou Khlaing, Gang… le KlapYaHandz comprend beaucoup d'artistes talentueux. Pouvez vous nous les présenter ?

J'ai vraiment démarré avec Aping qui travaillait avec moi dans une agence de pub pour laquelle j'étais Directeur artistique. Aping vient d’une famille pauvre et a vécu une partie de sa jeunesse avec les khmer américains revenus au Cambodge où il a appris à apprécier le hip-hop. Il a toujours voulu rapper mais on ne lui a jamais donné sa chance. Il a perdu un oeil lorsqu'il était gamin, à cause d'un manque de traitement.

Son premier morceau et hit underground avec Klap s'intitulait "Chivit leu Boeung Komplhaok". Il parlait d'une phase de sa vie, où il vivait dans un quartier pauvre au milieu d'un étang de Komplhaok (sorte de plantes flottant sur les étangs et lacs Cambodgiens, parmi les détritus et toutes sorte de merde). Ça l'a fait connaître rapidement, aidé aussi par son look de "borgne".

Aping a une attitude assez rue mais il est très sociable. Son problème c'est l'alcool, la fumette et les femmes (et l'argent!). Ces problèmes ont eu des conséquences un peu chiantes sur le bon déroulement de notre travail et sur notre relation, mais on est toujours ensemble jusqu'a maintenant. On fait du Hip Hop, pas de la pop, donc les gars viennent la plupart des milieux pauvres du Cambodge et je ne peux pas éviter de travailler et de dealer avec leurs problèmes et leurs attitudes. J'ai vécu dans une cité, donc ça va encore... Aping a créé son label underground mais continue de travailler avec moi dans son temps libre.

Kdep est arrivé quelques mois après. Il était un fan d'Aping et d'Eminem. Il nous a suivi un moment, j'ai travaillé sur plusieurs morceaux avec lui (unreleased). Il a été occupé à travailler en tant que Dj, Radio Dj, rapper dans des petits concerts sponsorisés par des marques de produits de consommation, et il est devenu une petite star en un peu moins d'un an. Il est hyper motivé par la gloire, la célébrité et l'argent, et en même temps il est hyper sérieux dans son travail. De par son coté mignon, dragueur, crooner et tchatcheur, Kdep n'a pas eu de difficultés à réussir sur la scène un peu plus mainstream du hip-hop Cambodgien. Son coeur est avec Klap et on prévoit des projets ensemble, déjà sortir son album que j'ai dans mon portable depuis presque 1 an et demi.

Les KhmeRapBoiz sont arrivés un peu après, suivant Kdep. Kaka, Naga et Mama, ont commencé en même temps que Kdep, mais ne rappaient que sur des beats US . Ils travaillent entre Klap et le label de Boomer (Straight Refugeez) un copain Cambodgien Américain des US qui a commencé son label il y a 3 ans maintenant. Les KRB sont bons, ils représentent bien le coté rue de Phnom Penh (dégaine, alcool, filles, conneries...) mais manquent de discipline et de sérieux, et sont un peu flemmard. J'aime leur pêche sur scène, mais déteste lorsqu'il sont 2 heures en retard sur les rendez vous, ou lorsqu'il sont encore déchirés quand il est temps d'enregistrer un morceau. Mais bon...je ne vais pas changer pour la pop a cause de ça!

Gang a contacté Aping d'abord avant de me rencontrer. Il a un aspect hyper « ruff and rugged ». A première vue on dirait que le gars est à fond dans la drogue et l'alcool. En fait, Gang (devenu KonHak maintenant) ne boit pas et ne fume pas. Par contre il peut passer la nuit à essayer de mixer et de créer des beats. Il est sérieux et passionné pas la musique et le rap. Malheureusement, sa vie l'a empêché de consacrer ses journées à la musique. Il a abandonné son travail de jour pour travailler avec Klap. Il va être formé pour être "ingénieur de son" et va continuer à rapper et à produire avec moi. Niveau rap flow, c'est le gars a suivre...

Kelly est la petite dernière. Ce que j'aime en elle c'est sa voix style Roxanne. Elle chante comme une rappeuse old school des années 80. Elle vient d'une famille un peu plus aisée que les autres, mais adore chanter et rapper. Une nana a suivre...

Pou Khlaing....c'est la bête de scène. Lui c'est le tueur au niveau lyrics et flow. Son style est très particulier car il est poète et chanteur avant tout. Il a toujours vécu au Cambodge et n'a seulement immigré aux US il y a 7 ans. Le fait de résider au US lui permet de dire ce qu'il veut et de parler de ce qu'il veut. Ses paroles sont bourrées de métaphore, analogie et toutes sortes de messages subliminaux. Il reste très local dans sa musique (il produits ses propres instrumentaux et mixe ses chansons), il est très populaire au Cambodge. On travaille sur un album produit par Klap en ce moment.

Il y a aussi MC Tola, Aerevey, Theany...Ceux sont la prochaine génération.


Vous avez découvert le hip-hop en France avant de partir pour les États-Unis pour enfin rentrer au Cambodge. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours?

En 83 j'arrive aux 3000, Aulnay Sous Bois (Seine-Saint-Denis). En 85-86 je commence à tagger et faire un peu de graf avec mon crew les CIA (je dessine depuis tout petit). En 87 on se met au rap et je commence à m'occuper des beats (avec le gars en charge de les faire). En 88-89 on fait nos premiers concerts où on représente notre cité. En 89 ma mère me propose de faire un séjour aux US chez ma famille. En fait elle a peur que je tourne mal car je n'allais plus vraiment à l'école à l'époque (et mon petit frère avait déjà été pris par la vie de rue depuis pas mal de temps déjà). 1991, je reviens après une année en High School et une année en Community College majoring en Art liberal (!). Je fais de la sécurité, de la surveillance magasin, manutention, tri postal et un peu de galère jusqu'en juillet 93 où je décide de venir tenter ma vie au Cambodge qui était le Far-west a l'époque.

Entre 93 et 2000, c'est un mix de galères financières, relationnelles, apprentissage de la vie, plus de galères, vie un peu turbulente et un peu bordelique, mais professionnellement j'essaye de mon mieux d'avancer. Je commences au très bas de l'échelle pour finir comme responsable pub et promotion en 98 chez Total Cambodge. Puis je fais de la formation chez eux à partir de 99. Dans ma vie privé, je fais du ménage et je fais la paix avec mes parents. En 2000 je rentre à la pagode pour être bonze pendant une semaine. 2001, je me marie, j'achète un ordinateur et j'apprends à utiliser Photoshop, Illustrator et un programme de musique qui s'appelle ACID PRO (+ SoundForge).

2001 je sors mon premier album Cream Remixes of khmer Hip Hop où je prends des vocaux des rappeurs du clan Phnom penh Bad Boyz et je les remix. Un morceaux créé pour les Phnom Penh playaz "Khmer New year" où je sample une vieille chanson qui parle du nouvel an Cambodgien, devient un hit. Mais le reste de ma musique passe inaperçu quand même. En 2002 je sors une autre compilation, "Cream remixes of khmer Hip Hop - Khmae Funk" où pareil je remixe des chansons des Phnom Penh Bad Boiz. J'arrête la musique entre 2003 et 2005 à cause de problèmes personnels, je me concentre sur le design et la pub. Fin 2005 je reprends la musique pour le fun avec Aping.

Le reste c'est de l'histoire.


Que pensez vous de la scène hip-hop cambodgienne ? Et du reste de la musique cambodgienne actuelle ? Y a-t-il des artistes issus de communauté cambodgienne expatriée ?

La scène Hip Hop Cambodgienne reste très underground même si le hip-hop ici a beaucoup de fans. Le problème c'est que jusqu'à maintenant, on était très mal organisé ici et les gamins faisaient ce qu'ils voulaient et pouvaient sans personne pour leur donner des conseils et les orienter. Et nous même (les producteurs) nous ne pouvions pas investir ni trop de temps ni trop d'argent dans un genre qui n'était écouté que par une  petite partie des jeunes de Phnom Penh. Le problème ce n'était pas avec la musique et le style en lui même, c'était surtout, je pense, le fait que les chansons n'étaient pas disponibles constamment (où les trouver, quand, qui, etc...). C'est dur de créer une fan base quand la musique n'est pas trouvable. 

Maintenant c'est différent, des artistes comme Pou Khlaing, Kdep, Dj Cake, Aping, Boomer des Straight Refugeez...ont aidé à promouvoir le Hip Hop Cambodgien actuel, chacun à sa manière, mais chacun de son côté. C'était le bordel, mais le Hip-Hop Cambodgien a commencé à se faire entendre et à envoûter les esprits.

Maintenant si on veux parler de musique indépendante et un peu originale au Cambodge, on va te parler du mouvement Hip Hop Khmer. Notre musique est presque 100% originale, les paroles et la manière de les délivrer est presque 100% originale, etc... contrairement à l'industrie pop actuelle qui existe grâce à des reprises et remakes de hit Coréen, Thai, Chinois, Anglais, ou Khmer des années 60-70.

La musique pop/mainstream cambodgienne actuelle n'est pas vraiment originale même si depuis quelques mois, et je sens que le mouvement Hip Hop Khmer a eu son influence à ce niveau, les labels font des effort pour sortir des chansons un peu plus originales. Mais bon, il ne faut pas oublier non plus que le Cambodge vient juste de sortir de sa merde depuis une dizaine d'années . Il ne faut pas non plus espérer un boom formidable dans la créativité culturelle Khmer. Ça va venir je pense, les Cambodgiens sont forts niveau création, c'est dans le sang et les gènes (voir le passé culturel, l’histoire, etc.), il faut juste leur donner le temps d'apprendre et de s'adapter. Quand tu comprends l'histoire du peuple khmer, tu dois comprendre ça, l'accepter et attendre le changement s’il faut.

Maintenant je crois que le Hip Hop khmer a été le pionnier dans le procédé...du fait qu'on a inspiré l'originalité et la créativité. Les majors ont vu, elles nous ont écouté et se sont dis "pourquoi ils peuvent le faire avec un crayon, un bout de papier, un micro et un ordinateur? pourquoi on pourrait pas le faire?"

Le public aussi est de moins en moins dupe. Ils savent d'ou viennent les chansons qui passent à longueur de journées a la radio et à la télé. Les gros labels commencent à se remettre en question. Un artiste comme Pou Khlaing a vraiment aidé à promouvoir la musique originale khmer.

Quels sont les artistes hip-hop qui vous ont le plus marqué ? Que pensez vous du rap français ?

Etant un gars qui fait des instru, j'ais été très inspiré par des producteurs comme Dj Premier tout d'abord!, puis Dr. Dre bien sûr et Pete Rock, Dj Muggs (Soul Assassin), Dj Quick, etc... De nos jours ceux que je kiffe c'est Heatmakers, Jermaine Dupri, Kanye West...

Comme j'ai 36 ans, mes rappeurs préférés viennent de mon époque: EPMD, Gangstarr, NWA, Das Efx (KlapYaHandz est le titre d'un de leur morceau)...Lyricalement c'est bien sûr 2pac, Biggie, jayZ, etc...

Niveau hip-hop français, idem: NTM et IAM, mais un gars que j'aime bien niveau style, flow et musique c'est Booba.

Je suis revenu au Cambodge en 93, donc j'ai un peu perdu contact avec le rap français. Mais je sais que ça bouge énormément la bas. Le seul problème c'est que je n'ais plus de connections avec ce que les gens disent dans leurs paroles. Ici le rap c'est SAME SAME but DIFFERENT!

Mais je kiffe les beats de Booba et ses crachats de venins.

Vous samplez beaucoup les grands chanteurs cambodgiens des années 1960-70. Qu'est ce que cette scène avait de particulier ? Que signifie cette musique pour vous ?

On est en 2008, et c’est ce que je fais maintenant et depuis 7 ans d'ailleurs. Ces artistes des années 60-70 (Sin Sy Samuth, Ros Serey Sothea, Pen Ron, etc...) le faisait déjà avant moi et les autres, mais sans sampleurs ni ordinateurs. Juste avec leur cerveaux, leurs oreilles, et leurs instruments de musique. On ne fait rien d'unique et d'innovant. Ils l'ont déjà fais pendant plusieurs années, pendant les meilleurs années de la musique pop khmer.

Si vous écoutez les sons de l'époque, et si vous avez un peu l'oreille pour la musique en général, vous allez reconnaître des lignes de basse, des morceaux de guitares ou des percussions inspirées et "samplés" sur des groupes mondialement célèbres de l'époque: Jimi Hendrix, The Beatles, The Animals, The Doors, Santana, etc...

Le meilleur c'est des morceaux à connotations plus traditionnelles qui ont des grooves de guitares hyper soul ou hyper funky...sans blagues, je suis tombé sur de ces merveilles de la musique Khmer de l'époque!

Et bizarrement, je crois que ce genre de fusion et de remixing est unique au Cambodge et dans la région du Sud-Est Asiatique, prouvant encore une fois, le côté ouvert et sensible des Khmers. J'aimerais que quelqu'un me dise si à Singapour, Vietnam, Thaïlande, Laos, Malaisie...tu peux trouver la même chose...

Je suis fier de ce passé musical et culturel. C'est la preuve encore qu'a une époque, qu'à un moment de l'histoire du monde, le Cambodge s'était mis à la page, vivait à la même vitesse que l'Occident, que le Cambodge était plus proche des pays occidentaux civilisés que d'autres pays de la région. Mais qu'en même temps, les Khmers n'ont pas fait que copier et adopter, mais ils ont remodelé, remixé, re-adapté ces influences, d'une manière artistique. 

Il faut revenir 1000 ans en arrière et revoir l'influence du peuple Khmer sur l'Asie du Sud Est, ou 30-40 ans en arrière où un boulevard comme Orchard Road à Singapour a été copié sur le Norodom Boulevard de Phnom Penh, qui lui même a été influencé par l'avenue des Champs Elysées de Paris, etc.

It's more than music...c'est a propos de la fierté Khmer.


Vous utilisez Youtube et myspace pour la promotion du KlapYaHandz. Des albums complets sont-ils sortis ? Comment une personne résidant en France peut acquérir d'autres sons ?

Je suis en train de travailler sur le website de Klap en ce moment. J'espère qu'ils sera opérationnel avant le Nouvel khmer (Avril). YouTube et MySpace ont été des solutions temporaires mais efficaces pour promouvoir notre musique. Aucun album n’est encore sorti. On a quelques morceaux trouvables au Cambodge, mais cette année on va les rendre disponibles à travers le website et la vente en direct.

Je ne suis pas un businessman, je fais toujours tout moi même (ça va changer!), et je fais toujours quinze millions de choses en même temps, incluant mon travail officiel comme Directeur Artistique dans une agence de pub, KlapYaHandz et ses responsabilités, ma famille, mes gamins et les responsabilités qui vont avec, et mes projets futurs de courts et longs métrages que j'essaye de lancer le plus rapidement possible...c'est dur pouvoir s'occuper de la vente et de la distribution des chansons...

Mais en 2008 je m'organise et je passe à une autre vitesse car j'ai d'autres grosses priorités cette année.


Quels sont vos projets immédiats et lointains avec le KlapYaHandz ?

Le website et:

1/Sortir la compilation "Cream of da Krop" réunissant tous les morceaux produits en 2007

2/L'album de Pou khlaing

3/L'album de Kdep, Aping, Kon Hak (gang), et la Compile des rappeuses de Phnom Penh

4/ Un long métrage prévu pour Octobre/Novembre 2008, la pré-production commence après le Nouvel An khmer.

5/Concert KlapYaHandz à la fin de l'année 2008


Un dernier mot ?

je ne sais pas si je vais arriver a faire tout ça, mais bon si j'arrive à sortir 2 albums et à faire mon film, je serais déjà très content. En fait cette année, le plus important c'est le long métrage que j'ai fini d'écrire il y a 3 ans. C'est cette année ou jamais. je l'avais laissé de coté à cause de la musique. C'est un rêve de gamin de faire des films...

Donc le dernier mot c'est:

Parler moins. Faire plus.

Peace'n'luv, merci pour l'interview. Bonne Année à tous.

Cream/KlapYaHandz

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Publié le 20 Février 2008

Passant devant le dancing, j'entendis l'écho d'une musique de jazz endiablée, intense et brute comme le fumet de  la viande crue. Je m'arretais un instant. Malgré la profonde aversion qu'elle m'inspirait, cette musique exerçait sur moi une mystérieuse séduction. J'abhorais le jazz, mais je le préferais de loin à toute la musique académique de notre époque. Sa fougue joyeuse et sauvage touchait chez moi aussi les instincts les plus profonds et il émanait de lui une sensualité candide, sincère ». Herman Hesse, Le Loup des Steppes, 1927.

 

Quelle citation pourrait coller mieux au reggaeton? Suivent trois énormes tubes dénichés sur une compilation de musique latino concotée par une amie péruvienne. Daddy Yankee est de Porto Rico, Luny Tunes de République Dominicaine et Croni-k du Chili. A écoutez autrement qu'assis!


Daddy Yankee - La Gasolina

 

Croni-k - Nadie la sobra

 

Luny Tunes- Noche De Entierro (Nuestro Amor)

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