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Publié le 24 Juin 2016

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement d'un nouveau site dédié au Pérou: musique bien sûr, mais également gastronomie, histoire, peinture, artisanat, littérature et voyages.

On y parle déjà de la poésie de César Vallejo et de Nicomedes Santa Cruz, des plats emblématiques, du street art de Jade Rivera, des aquarelles de Pancho Fierro et de la musique de Chabuca Grand. Tout ça, c'est sur monperou.fr

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Pérou, #Vie du blog, #Sur le net

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Publié le 4 Février 2013

Quelques reprises de grandes chansons d'un bout du monde à l'autre par des musiciens curieux. Autant de petits témoignages de la circulation de la musique entre les pays d'Amériques et d'Afrique, et entre ces deux continents.

 

On parle souvent de la connexion entre Cuba et l'Afrique. Pour souligner les racines africaines de la musique cubaines, puis en retour l'influence prépondérante des musiques cubaines en Afrique, de l'ouest notamment. Une illustration avec cette reprise d'un des plus influents musiciens cubains Arsenio Rodriguez, par les incontournables sénégalais de l'Orchestra Baobab.

 

Arsenio Rodriguez - Me engañastes Juana (Primitivo, 1963)

 

Orchestra Baobab - Juana (Baobab à Paris, 1978, réédité par Syllart sur le double album, La belle époque)

 

 

Voici un grand classique de la musique brésilienne, qui provient du fin fond du sertão, territoire aride et reculé du Nordeste. Selon la légende, ce serait le bandit errant, légendaire mais très réel Lampião qui l'aurait écrit. "Dentellière, humble femme, tu m'apprends à filer, je t'apprendrai à séduire"...Ici une interprétation par un camarade de crime de Lampião.

Volta Seca - Mulher Rendeira (Cantigas de Lampião, 1957 - mais la chanson a été écrite 35 ans plus tôt).

 

Cette chanson a été reprise par le grand groupe de cumbia péruvienne Juaneco y su Combo, originaire de la région de la forêt Amazonienne. Cette chanson est devenue un de leurs plus grands classiques et par la même un des classiques de la cumbia péruvienne.

Juaneco y su combo - Mujer Hilandera (Mujer Hilandera, 1970, INFOPESA, réédité sur Juaneco y su Combo, Masters of Chicha Volume 1, Barbès record ainsi que sur Cumbia Beat Vol. 1, Vampisoul)

 

La passion des Colombiens pour la musique africaine, notamment congolaise et nigériane a été parfaitement documentée par diverses passionnantes compilations, et notamment la récente Diablos del Ritmo (Analog Africa, 2012).

 

Premier exemple avec le Maître incontesté de l'afrobeat repris par le plus fameux des groupes colombiens nourris à la música  africana.

Fela Kuti - Shakara Oloje (Shakara, 1972)

 

Wganda Kenya - Shakalaode (1976, réédité sur Club Africa, Vol. 1 Hard African Funk, Afro-Jazz, & Original Afro-Beat, 1999)

 

Les Colombiens écoutaient aussi de la musique sud-africaine, en témoigne cette superbe reprise d'Amampondo de Miriam Makeba par Myrian Makenwa.


Miriam Makeba - Amampondo (The world of Miriam Makeba, 1963)

 

Myrian Makenwa - Amampondo (La Extraordinaria Myrian Makenwa, 1979, réédition sur Diablos del Ritmo, Analog Africa, 2012)

 

 

  Pour l'anecdote , j'ai lu récemment que Sivuca, grand accordéoniste brésilien (à qui l'on doit par exemple la mélodie de João e Maria rendue célèbre par Chico Buarque) passa un essai aux Etats-Unis pour accompagner Miriam Makeba. Elle lui demande de l'accompagner sur un morceau d'upacanga sud-africain. A l'époque, il ne parlait pas anglais, et seulement français. La fille de Miriam Makeba fait office d''interprète en français et lui demande: Ma mère voudrait savoir où vous avez appris à jouer si bien l'upacanga sud-africain? Il répondit, qu'il l'avait appris par assimilation, car l'upacanga est le même rythme que le baião de son Nordeste natal. Et il fut donc engagé et joua avec elle de 1965 à 1969 date à laquelle il refusa de l'accompagner pour un concert à Cuba. En effet, à l'époque, un passage sur l'île de Fidel Castro impliquait qu'il ne pourrait plus jamais revenir aux Etats-Unis, mais aussi la prison s'il retournait au Brésil, à l'époque en pleine dictature...

 

Cette transition entre Miriam Makeba et le Nordeste brésilien nous mène donc à un autre classique de cette région, peut être le plus grand. Asa Branca de Luiz Gonzaga dont Histgeobox nous parle très bien ici.

Luiz Gonzaga - Asa branca  (1947)

 

Repris par le malien Ballaké Sissoko (kora) et le français Vincent Segal (violoncelle).

Ballaké Sissoko et Vincent Segal - Asa Branca (At Peace, 2012)

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Publié le 22 Décembre 2011

Sur la platine (5)

(image:Denis Darzacq: la chute)

 

Toujours sur le même principe, des chansons que j'aime au delà du raisonnable et qui ont enchanté ces derniers mois.

 

Une légende de la musique brésilienne (à l'origine de la première samba jamais enregistrée!), dans un album hommage à son oeuvre. Gros coup de coeur pour Lígia, teus olhos dizem tudo et Vertigem.

Donga - Lígia, teus olhos dizem tudo (A musica de Donga, 1974)

 

Le Burkina Faso était un des parents pauvres des rééditions musicales ; c'est un peu moins le cas depuis l'excellente compilation sortie par Analog Africa qui permet surtout d'écouter le grand Amadou Balaké.

 

Amadou Balaké - Renouveau (extrait de la compilation, Bambara Mystic Soul,The Raw Sound of Burkina Faso 1974-1979 2011) 

 

 

Celui qui incarne l'âme de Bahia, le grand Dorival Caymmi. Ecoutez le chanter les amours et les craintes du pêcheur bahianais. A faire chavirer mon petit coeur de citadin.

Dorival Caymmi - O bem do mar (Canções Praieira, 1954)

 

 

Un landó incroyablement torride par la plus grande interprète de la musique criolla péruvienne, j'ai nommé Chabuca Granda. A écouter absolument aussi, le génial album en duo avec Oscar Aviles, Dialogando.

"Y quemará mi boca salivada de la sed que me queme si me besas".

Chabuca Granda - Cardo o ceniza

 

 

Je ne m'y connais pas trop en musique des Balkans, mais nul besoin d'être un spécialiste pour reconnaitre que cette chanson est un bijou. Par la grande dame de la musique gitane de Macédoine.Puissant.

Esma Redzepova & ensemble Theodosievsky – Szelem Szelem

 

Sans doute pas une des chansons les plus profondes de l'orchestre Polyrhytmo de Cotonou, mais un petit bijou au charme fou qui me met en joie. Pour les grandes chansons du Poly Rhytmo, un tour sur la compilation de Soundway ou sur les celles d'Analog Africa.

Orchestre Poly-rhytmo - Belle Belle (Zero + Zero, 1980)

Et pour finir cette sélection, rien ne vaut des titres de deux génies dont j'ai déjà pas mal parlé ici, mais qui restent et resteront sur ma platine pour encore très longtemps, le brésilien Chico Buarque, et le congolais Franco.

 

Une chanson qui parle de son jeune frère, décédé dans un accident de voiture.

Franco & OK Jazz - Kinsiona (1974)

 

Et pour finir, le meilleur d'entre tous, Chico Buarque avec un morceau tiré d'une comédie musicale.

Chico Buarque - Geni e o Zepelim (Ópera Do Malandro,1979)

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Transversal, #Burkina Faso, #Brésil, #Pérou, #Bénin, #Macédoine, #Congo

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