Articles avec #ethiopie tag

Publié le 1 Mai 2012

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(Wu Guanzhong, Cranes in dance)

 

Petite sélection des chansons qui m'ont marqué dernièrement, à l'image de ce que je n'écoute presque exclusivement ces derniers temps, soit des titres d'artistes africains et latino-américains.

 

Le créateur et génial interprète du chimurenga, l'unique Thomas Mapfuno. Un riff minimaliste répété pendant 7 minutes. Et pourtant, arrivé au bout, on veut juste en reprendre pour 7 minutes de plus!

Thomas Mapfuno- Juanita (1985) (par ici)

 

Toujours du Zimbabwe, écoutez cet irrésistible jeu de guitare.

  Patrick Mkwamba & the Four Brothers - Zvinonaka Zvinodhura (par là)

 

La beauté de la guajira cubaine par l'incontournable Guillermo Portables, à qui l'ont doit le classique El Carretero.

Guillermo Portables - Lamento Cubano

 

Un disque intense et spirituel originaire du Brésil (voir la chronique d'Afro-Sambas avec les liens pour télécharger gratuitement et légalement l'album).

Kiko  Dinucci, Juçara Marçal, Thiago França - Obá iná (Metá metá, 2011)

 

  Les envoutantes méditations pianistiques de l'ethiopienne Emahoy Tsegue-Maryam Guebrou. 

Mahoy Tsegue-Maryam Guebrou - Mother's Love (1963) (extrait de Ethiopiques Volume 21)

 

Et enfin comme dernière titre, Django Reinhardt jouant Carinhoso en 1931 (source). Où la rencontre du plus grand classique de la musique brésilienne composé par Pixinguinha en 1917, et du plus grand musicien français du siècle dernier. Je n'ai pas trouvé trace de l'enregistrement de cette interprétation, mais le plaisir est justement de tenter de l'imaginer..

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Transversal, #Zimbabwe, #Cuba, #Brésil, #Ethiopie

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Publié le 31 Mai 2008

 

«Pas question de m’aventurer dans une autre histoire d’amour

Quelle place pourrais-je laisser à une autre ?

J’ai beau consulter tous les médecins, cela ne sert à rien

Ma maladie c’est toi puisque tu n’es jamais près de moi

Quand j’ai trop faim, je grignote n’importe quoi

Mais pour moi, me rassasier c’est me nourrir de ton amour.»

 

Une ligne de basse en forme de boucle fermée sur elle même, des cuivres denses et lancinants et la voix de Mahmoud Ahmed qui répète encore et encore ces paroles sublimes. La sensation qui s’en dégage est extraordinaire : c’est chaud, moite, violent, une sorte de manque physique à l’état pur qu’on imagine proche de la folie. On sent Mahmoud Ahmed emprisonné dans ce désir impossible et qui tente d’en sortir avec ce cri Ereeeee mela c'est-à-dire, je cherche une solution.
 

Mahmoud Ahmed - Erè mèla mèla

 

La chanson poursuit dans le même style et avec la même intensité dans son deuxième mouvement Mètché nèw (Quand ?). Les paroles également courtes et superbes ; des trucs bateaux mais qu’on a l’impression d’entendre pour la première fois :

 

«Quand ? Aujourd’hui ou demain ?

Quand serons-nous les yeux dans les yeux ?

J’ai des céréales en abondance mais je reste affamé

Car ma faim est la faim de tes lèvres

Tu obsèdes mon esprit jour et nuit et je meurs

De ton absence.» 

Mahmoud Ahmed - Mètché nèw
 

 

Le reste de l’album est du même gabarit,  rempli à en déborder de pépites de chansons d’amour. Je vous mets celle qui le conclu, Tezeta (Mélancolie) dont l’aspect apaisé tranche avec le reste de l’album.

 

«Le passé est derrière moi

Le souvenir s’appuie sur aujourd’hui

Demain il sera là, toujours ravivé.

On a dit que le souvenir est le bateau de la pensée

C’est aussi le bateau de l’anxiété

Et moi je suis le port où accoste ce bateau

Que l’amour serait éphémère si le souvenir

Ne perdurait pas.»


Mahmoud Ahmed - Tezeta

 

Les titres sont extraits de Ere Mela Mela, 7ème volume de la série des Ethiopiques de Buda Musique qui en comporte une bonne vingtaine. Les titres que j'ai mis sur le blog sont loin d'être inconnus, puisque cet album est le premier album éthiopien à être sorti en Occident (en 1986) avec le titre éponyme qui passait en boucle sur Radio Nova. On les retrouve aussi sur le premier volume des Ethiopiques Golden Years of Modern Music et sur The Very Best Of Ethiopiques.

 
Les petits curieux, jetez un oeil sur le site officiel, un autre sur une interview avec le bonhomme derrière les Ethiopiques, Francis Falceto et le 3eme sur une histoire de la musique éthiopienne moderne écrite par le Monsieur en question. C'est un peu long, mais l'article vaut vraiment le coup. Il explique le processus d'incorporation de la musique occidentale qui aboutit à la musique moderne, l'âge d'or de cette musique entre 1969 et 1978 puis sa décadence avec l'arrivée d'un régime militaire. Il y a aussi des développements passionnants sur l'identité de l'Ethiopie par rapport au reste de l'Afrique.

 

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Ethiopie

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