Publié le 30 Juin 2009

Petite sélection spéciale vacances! Des chansons qui prennent le temps, et qui font durer le plaisir sur six, neuf, quinze minutes. Beaucoup de chansons qui s'étirent sont l'oeuvre d'artistes à l'égo boursouflé incapables d'élaguer le bavardage. Ici, rien de tel, simplement de belles chansons qui avaient juste besoin de temps pour se développer.

(pour être honnête, je n'ai pas trouvé de meilleur fil conducteur/excuse pour vous faire partager quelques coups de coeur sans aucun lien entre eux).

 

Baaba Maal et Mansour Seck- Ko Wone Mayo (extrait de Djam Leelii, Senégal, 1984): un riff de guitare inlassable, un duo vocal boulversant.


Yoyoh Supriatin - hidji catetan (extrait de Kacapi Abdi, Indonésie, 1978).

 

Une chanson d'une beauté que je qualifierais d'indicible si je ne craignais pas le ridicule. Et par ailleurs non édité ni distribué par les circuits de "world music"...Mais que fait Nick Gold?


Popol Vuh - In den gärten pharaos (extrait de In den gärten pharaos, 1971, Allemagne).

 

Une des chansons les plus étranges que j'ai pu écouter. Elle distille une sorte d'inquiétude quasi mystique, à la fois très violente (les percussions) et paradoxallement douce et rassurante. Ca a l'air bizarre comme description, mais la musique l'est encore plus. C'est un peu dur d'accès (et je ne prétends pas en comprendre la moitié pour ma part), mais c'est tout sauf de l'expérimentation vaine.

Orchestra Baobab - Ray M'Bele (extrait de Pirates Choice, Sénégal, 1982).
Un des groupes phares du Sénégal, idéal pour se réveiller après Popul Vuh. Le mariage parfait de beauté et de groove?

 

Geng Gong - Ole Olang (extrait de Not Just Music, Indonésie et Australie, 2000)

 

Autre découverte de Madrotter, un son vraiment unique qui se situerait quelque part entre le rock et la musique traditionnelle indonésienne. Des percussions omniprésentes mais utilisées de manière particulière (un peu comme chez les Liars), avec des passages ultra planant. Chaque chanson est vraiment spéciale et ça serait dommage de se limiter à celle que j'ai choisi (l'album non disponible dans nos contrées ... est téléchargeable sur madrotter).

 


Brigitte Fontaine - L'auberge (France, 1973)
Car elle révèle mieux que nul autre la dimension religieuse de l'engagement révolutionnaire. Magnifique et drôle à la fois, c'est rare, et je ne m'en lasse pas.


 

 

 

 

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Publié le 30 Juin 2009

« C’est ainsi que bâille d’avance d’ennui un lettré à qui on parle d’un nouveau «beau livre», parce qu’il imagine une sorte de composé de tous les beaux livres qu’il a lus, tandis qu’un beau livre est particulier, imprévisible, et n’est pas fait de la somme de tous les chefs-d’oeuvre précédents mais de quelque chose que s’être parfaitement assimilé cette somme, ne suffit nullement à faire trouver, car c’est justement en dehors d’elle.»

Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleur.

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