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Publié le 6 Septembre 2014

Il faut une certaine ouverture d'esprit que je n'ai pas forcément pour savoir apprécier un bon morceau au delà des arrangements ringards qui l'habillent. Certains musiciens savent les déshabiller et leur refaire une beauté un peu moins tape-à-l'oeil.

Oui elles sont faciles, tartes, clichés mais elles nous plaisent quand même c'est petites choses vulgaires, plus qu'on ne l'admettra jamais. 

Illustrations en trois morceaux, où les reprises sauvent les compositions.

 

La reprise avec sa batterie bien datée et l'interprétation du génial Caetano Veloso.

Caetano Veloso - Você Não Me Ensinou A Te Esquecer (Lisbela e o Prisioneiro, 2003).

L'original de Fernando Mendes de 1979, ça pique!

 

Le groupe le plus sympa du Chili, plus percutant dans ses reprises que dans ses compositions.

Chico Trujillio - Ahora Quién (Plato Único Bailable, 2008)

L'originale de ce morceau composé par Julio C. Reyes, enfin la première interprétation vraiment dégueulasse de Marc Antony,  (existe aussi en version pop).

 

 

La grande Nina Simone, a donné une version sublime d'un tube archi con, Feelings de Morris Albert.

Nina Simone - Feelings (Festival de Montreux, 1976).

L'original n'est en fait pas la version de Morris Albert mais "Pour toi", un morceau composé par Loulou Gasto, interprété par Dario Moreno en 1957.

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Rédigé par Boeb'is

Publié dans #Brésil, #Chili, #Etats-Unis, #Transversal

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Publié le 4 Février 2013

Quelques reprises de grandes chansons d'un bout du monde à l'autre par des musiciens curieux. Autant de petits témoignages de la circulation de la musique entre les pays d'Amériques et d'Afrique, et entre ces deux continents.

 

On parle souvent de la connexion entre Cuba et l'Afrique. Pour souligner les racines africaines de la musique cubaines, puis en retour l'influence prépondérante des musiques cubaines en Afrique, de l'ouest notamment. Une illustration avec cette reprise d'un des plus influents musiciens cubains Arsenio Rodriguez, par les incontournables sénégalais de l'Orchestra Baobab.

 

Arsenio Rodriguez - Me engañastes Juana (Primitivo, 1963)

 

Orchestra Baobab - Juana (Baobab à Paris, 1978, réédité par Syllart sur le double album, La belle époque)

 

 

Voici un grand classique de la musique brésilienne, qui provient du fin fond du sertão, territoire aride et reculé du Nordeste. Selon la légende, ce serait le bandit errant, légendaire mais très réel Lampião qui l'aurait écrit. "Dentellière, humble femme, tu m'apprends à filer, je t'apprendrai à séduire"...Ici une interprétation par un camarade de crime de Lampião.

Volta Seca - Mulher Rendeira (Cantigas de Lampião, 1957 - mais la chanson a été écrite 35 ans plus tôt).

 

Cette chanson a été reprise par le grand groupe de cumbia péruvienne Juaneco y su Combo, originaire de la région de la forêt Amazonienne. Cette chanson est devenue un de leurs plus grands classiques et par la même un des classiques de la cumbia péruvienne.

Juaneco y su combo - Mujer Hilandera (Mujer Hilandera, 1970, INFOPESA, réédité sur Juaneco y su Combo, Masters of Chicha Volume 1, Barbès record ainsi que sur Cumbia Beat Vol. 1, Vampisoul)

 

La passion des Colombiens pour la musique africaine, notamment congolaise et nigériane a été parfaitement documentée par diverses passionnantes compilations, et notamment la récente Diablos del Ritmo (Analog Africa, 2012).

 

Premier exemple avec le Maître incontesté de l'afrobeat repris par le plus fameux des groupes colombiens nourris à la música  africana.

Fela Kuti - Shakara Oloje (Shakara, 1972)

 

Wganda Kenya - Shakalaode (1976, réédité sur Club Africa, Vol. 1 Hard African Funk, Afro-Jazz, & Original Afro-Beat, 1999)

 

Les Colombiens écoutaient aussi de la musique sud-africaine, en témoigne cette superbe reprise d'Amampondo de Miriam Makeba par Myrian Makenwa.


Miriam Makeba - Amampondo (The world of Miriam Makeba, 1963)

 

Myrian Makenwa - Amampondo (La Extraordinaria Myrian Makenwa, 1979, réédition sur Diablos del Ritmo, Analog Africa, 2012)

 

 

  Pour l'anecdote , j'ai lu récemment que Sivuca, grand accordéoniste brésilien (à qui l'on doit par exemple la mélodie de João e Maria rendue célèbre par Chico Buarque) passa un essai aux Etats-Unis pour accompagner Miriam Makeba. Elle lui demande de l'accompagner sur un morceau d'upacanga sud-africain. A l'époque, il ne parlait pas anglais, et seulement français. La fille de Miriam Makeba fait office d''interprète en français et lui demande: Ma mère voudrait savoir où vous avez appris à jouer si bien l'upacanga sud-africain? Il répondit, qu'il l'avait appris par assimilation, car l'upacanga est le même rythme que le baião de son Nordeste natal. Et il fut donc engagé et joua avec elle de 1965 à 1969 date à laquelle il refusa de l'accompagner pour un concert à Cuba. En effet, à l'époque, un passage sur l'île de Fidel Castro impliquait qu'il ne pourrait plus jamais revenir aux Etats-Unis, mais aussi la prison s'il retournait au Brésil, à l'époque en pleine dictature...

 

Cette transition entre Miriam Makeba et le Nordeste brésilien nous mène donc à un autre classique de cette région, peut être le plus grand. Asa Branca de Luiz Gonzaga dont Histgeobox nous parle très bien ici.

Luiz Gonzaga - Asa branca  (1947)

 

Repris par le malien Ballaké Sissoko (kora) et le français Vincent Segal (violoncelle).

Ballaké Sissoko et Vincent Segal - Asa Branca (At Peace, 2012)

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Publié le 24 Novembre 2012

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Petite playlist africaine et latino-américaine pour rendre hommage à ce bel instrument et à ses cousins (bandonéon, concertina). J'ai lu que l'accordéon s'est exporté dans le monde entier dès le XIXème siècle. Assez facile à jouer, portatif, il permettait surtout à un seul homme de jouer à un fort volume comme un véritable orchestre pour faire danser la foule. Et maintenant, place aux accordéons et à ses cousins.

 

Quand le génie de la musique congolaise, s'associe avec l'accordéoniste Camille Feruzi, véritable pionnier de la musique congolaise moderne.

Franco & Le Tout Puissant OK Jazz - Siluwangi Wapi Accordeon (Golden Afrique, vol. 2, Network). .

 

S'il est un pays où l'accordéon a conquis une place centrale, c'est bien la Colombie. Ici, deux indispensables maîtres de la cumbia colombienne.

  Alfredo Gutierrez - Aguardiente con leche

 

Alfredo-Gutierrez-y-sus-Acordeones-Dorados-alfredo-gutierre.jpg

Andres Landero - Canto negro (Grandes Cumbias de Andres Landero)

 

Dairo, le créateur du juju, un style qui faisait danser le Nigeria avant l'Afrobeat et le highlife.

Chief I.K. Dairo & His Blue Spots Band - Mo Sorire

 

En Angola cette fois, deux extraits d'une merveilleuse série de trois compilations angolaises, malheureusement difficiles à trouver aujourd'hui.

Minguito - Sant'ana (Angola 60's, 1956-1970, Buda Musique)

 

Un titre qui parle de ... mini jupe.

Geraldo Mestre Morgado - Mini Saia (Angola 60's, 1956-1970, Buda Musique)

 

Au Bénin, quand l'accordéon se mari au groove du funk.

El Rego Et Ses Commandos - Feeling you got (Legends Of Benin, Analog Africa)

 

Au Lesotho avec Puseletso Seema & Tau ea Linare!

Puseletso Seema & Tau ea Linare - He o oe oe ! (He o oe oe, 1985)

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Un de plus beaux morceaux du grand Astor Piazzolla, compositeur géant et maître du bandonéon argentin.

Astor Piazzolla - Leonora's Love Theme (The Rough Dancer and the Cyclical Night (Tango Apasionado))

 

Au Brésil, on retrouve l'accordéon dans plusieurs styles mais nul part aussi passionnant que dans le forro nordestin.

Jackson do Pandeiro - Falso Toureiro (Forró Em Limoeiro)

 

En République dominicaine, un merengue endiablé du Grupo Isaiah Henriquez (Merengues from the Dominican Republic, Lyrichord LLST 7351).

 

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