Vendredi 16 octobre 2009
Quelques titres d'inspiration reggae de provenance géographique surprenante et dont le résultat vaut le détour.


99 POSSE - Curre Curre Guaglio (Italie)
 


Inka Reggae - El Condor Pasa (Pérou). Un groupe péruvien qui joue une version reggae extraordinaire de l'hymne  officieux du pérou.



5'Nizza - Jamayka. Un groupe ukrainien de reggae accoustique minimaliste très sympa.
Par Boeb'is - Publié dans : Transversal
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Jeudi 20 août 2009
Troisième série des "Ca vient de chez eux" où je demande à des passionés de musique croisés sur le net, de présenter en deux titres, un classique et un moderne, la musique de leur pays. Aujourd'hui, des réponses d'Argentine et d'Espagne, par Néstor Barron et Vagalume qui ont eu la gentillesse de me répondre (et tous les deux excellents francophones). Et encore une fois, des superbes découvertes!



Néstor Barron, écrivain et musicien argentin de Buenos Aires. Je vous conseille également son ancien blog et son myspace.

Chanson classique:

La chanson “Sólo se trata de vivir” (“Il s’agit tout simplement de vivre”) a été écrite par une légende du rock et de la chanson en Argentinec: Litto Nebbia. En 1966, avec son groupe Los Gatos (Les Chats), il a enregistré la chanson la Balsa (Le Radeau) qui est considérée comme la première chanson originale de "rock en español". Le bar où Litto et son ami Tanguito ont écrit “La Balsa” a été classé comme “lieu historique” par le gouvernement de Buenos Aires.

Depuis lors, Litto a enregistré plus de 120 disques et des artistes du monde entier ont enregistré ses chansons. De plus, son label indépendant “Melopea Records” a produit pendant 30 ans des dizaines de musiciens argentins de tous styles.

La chanson “Sólo se trata de vivir” a été écrite en 1979, durant l’exil de 5 ans de Litto (NDLR: cause de la dictature  militaire), et enregistrée au Mexique. C’est une chanson de voyageurs, de quelqu’un qui cherche de long en large des nouveaux chemins, en essayant de vivre. Dans cet enregistrement, Litto joue tous les instruments et chante toutes les voix (paroles en commentaires).

NB: Litto chantera en France en septembre (à Paris et en Bretagne: info).



Lito Nebbia - Sólo se trata de vivir




Chanson moderne:

Le groupe de rock “Compañero Asma” (“Compagnon Asthme”) est le pseudonyme du musicien Hernán Espejo. Il est à la fois compositeur et interprète, tant en solo qu'accompagné d’autres musiciens. Il est l’un des artistes les plus intéressants de la scène de Buenos Aires et sa musique est une synthèse d’influences incluant le rock, le jazz, le tango et la psychedelia
La chanson “Right Wing Circle” est extraite de son album “El Compañero Asma respira!” (“Le Compagnon Asthme respire !”), paru en 2005. Ce dernier montre clairement ce mélange d’influences musicales, en passant de la chanson à l’improvisation. Son nouveau disque, à paraître en octobre, s’appelle “Guitarra Dulce Hogar” (myspace).



Compañero Asma - Right Wing Circle







Vagalume, auditrice last.m originaire de Galice, et fan entre autres de Yann Tiersen, Sigur Ros, Beirut, Nina Simone, Caetono Veloso:

C'est compliqué de choisir, je sens que je trahis ceux que je n'ai pas choisi et qui le méritent autant. Pourtant voilà mes deux choix. Un classique et un moderne. Bon, le moderne n'est pas si moderne, mais je considère qu'il a posé les bases de la musique espagnole d'aujourd'hui, dans le rock et le pop-rock. Pour moi, les deux sont des mélodies évocatrices, qui représentent l'esprit espagnol.

Pourtant, je dois dire aussi que l'Espagne c'est tout un chaos de diversité. J'habite en Galice, une région éloignée de la culture flamenco du sud de l'Espagne. La tradition musicale ici est d'ailleurs plus proche du folk celtique (elle est considerée comme une des régions celtiques).


Chanson classique:

Isaac Albéniz est un composeur espagnol qui vécu dans les dernières années du XIXème siècle et au tout début du XXème. Il a composé la Suite Espagnole pour la Reine Isabelle II: un ensemble d'oeuvres qui représentent les différentes régions de l'Espagne de cette époque: Granada, Cataluña, Sevilla, Cádiz, Asturias, Aragón, Castilla et Cuba. Celle que je vous présente ici c'est Asturias, une mélodie pour moi hypnotique et évocatrice, qui garde l'âme mystérieuse et passionelle du flamenco andalou. Même si, c'est un peu contradictoire, Asturias est une région du nord, donc loin de la culture du flamenco.

Comme une pièce classique, elle possède plusieurs interprétations, piano ou guitare. Je vous laisse avec celle d'Andrés Segovia, un des principaux guitaristes classiques en Espagne.



Isaac Albéniz - Asturias (interprété par Andrés Segovia)






Chanson moderne:

D'accord, on ne peut pas dire que c'est une chanson d'aujourd'hui car elle a déjà 30 ans, mais c'est toujours une des grandes oeuvres de la chanson espagnole, qui a même été choisie comme la meilleure chanson espagnole de tous les temps. C'est Mediterráneo, de Joan Manuel Serrat. Pourquoi j'ai décidé de choisir cette chanson? Parce que, pour moi, elle a marqué sans doute toute la musique faite après dans le monde des auteurs espagnols (peut-être, le plus important de la musique en Espagne).

Mediterráneo est une chanson "complète". La mélodie, les paroles, l'interprétation, son âme et son esprit. Évocatrice, aussi, je vous invite à regarder cette video en live.




Joan Manuel Serrat - Mediterráneo


Par Boeb'is avec Néstor Barron et Vagalume - Publié dans : Ça vient de chez eux
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Mercredi 12 août 2009
Des block parties new-yorkaises à la conquête du Etats-Unis, l'histoire du hip-hop semble bien connue. Pourtant, il manque une étape passionante à cette épopée: celle de sa conquête du monde. On ne parle pas ici des passionnants métissages qui ont conduit à l'éclosion du ragga, du baile funk, de la cumbia nueva, du reggaeton ou du kuduro, mais d'authentique rap.

Difficile de tracer un portrait d'ensemble de ces scènes. Des ghettos aux soirées hypes, du rap festif à l'engagé, des scènes confidentielles au énormes stars, le hip-hop a été récupéré de milles manières différentes et s'est fondu avec plus ou moins de bonheur dans les cultures locales. Reflet de la mondialisation et de l'hégémonie culturelle américaine, l'exportation du hip-hop est aussi une passionnante manifestation de l'irrésistible diversité culturelle.

En forme de best-of des nombreux groupes évoqués sur ce blog, assortis de très de nombreux inédits, voici donc la compilation maison Whose World Is This? concoctée avec tout mon amour de la musique. Le titre fait bien sûr référence à la chanson de Nas.

Un second volume est en préparation...toutes les suggestions sont donc bienvenues!



Tracklist:

1. Pedro Mo - Escribelo con P (Pérou)
2. Kdep ft. Aping - Introducing Gang (Cambodge)
3. Tres Coronas -  Para el Futuro (Colombie et Rep. dominicaine)
4. Homicide - Puritan (Indonésie)
5. NTM - That's My People (France)
6. Tha Blue Herb - Stoicizm (Japon)
7. Ceza - Alaturka Çeşmesi (Turquie)
8. The Opposites - Dom, Lomp & Famous (Pays-Bas)
9. Zimbabwe Legit - Rhymin' Wit The African Symphony (Zimbabwe)
10. Garion - U Practice The Art Of Hiphop (Corée du Sud)
11. Abass Abass - Urgence (Sénégal)
12. Los Aldeanos - Esto Es Necesario (Cuba)
13. Kaliber 44- Plus I Minus (Pologne)
14. Zanka Flow - L7aya Loca (Maroc)
15. Da Fugitivz - Kepp Kui Bangh (Gambie)
16. Control Machete - Comprendes Mendes (Mexique)
17. Violadores del Verso - Vivir para contarlo (Espagne)
18. The Streets - Stay Positive (Royaume-Uni)
Par Boeb'is - Publié dans : Mixtapes maison
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Mardi 11 août 2009
Comme certains ont pu le remarquer, un bon nombre de playlist deezer du blog sont innaccessibles. Il semble que les seules chansons qui soient encore écoutables soient celles qui sont dans la base de donnée deezer et non celles qu'on avait uploadé soi même, à savoir la grande majorité de mes playlists... Sans parler de tous les morceaux innacessibles si on ne se connecte pas depuis la France.

La rançon de la légalité  est bien chère payée.

Quand j'aurais la motivation, j'essaierai de basculer vers un autre système, mais que c'est fastidieux et rageant!
Par Boeb'is - Publié dans : Vie du blog
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Jeudi 6 août 2009
Comme pour le billet précédant, j'ai demandé à quelques passionés de musique de présenter en deux titres, un classique et un moderne, la musique qu'ils considèrent comme la plus intéressante de leur pays. Cette fois-ci, deux réponses du Japon.


Jin hamamura, auditeur last.fm fan de Caetono Veloso, des Beatles et de Shiina Ringo:

Chanson classique:

Ishikawa Sayuri est une des plus fameuses chanteuses d'enka, un genre japonais mi-traditionnel qui est en quelque sorte l'équivalent du blues américain et du fado portugais. Alors que Misora Hibari est incontestablement la plus grande chanteuse du genre, j'ai choisi Sayuri qui est ma préférée. Amagi Goe est sa chanson "signature", et est extrêmement connue au Japon. Elle parle d'une liaison non pardonnée. J'imagine que la femme s'enfuie avec son petit ami, se sentant desespérée et heureuse en même temps. Le chant de Sayuri est assez sophistiqué et transmet des sentiments très riches de bonheur passager et de sobre anxiété. Les paroles sont très belles, je les qualifierais littéralement de gracieuse.


ISHIKAWA Sayuri - Amagi goe






Chanson moderne :

Shiina Ringo est une des chanteuses les plus populaires au Japon, connue pour son excentricité, son intelligence et sa beauté. Bien consciente qu'en tant que produit de l'industrie musicale, elle est vu comme une simple icone pop, une jolie fille et ce genre ce chose, elle essaie de désilluisoner son public en prenant avantage des illusions des hommes. Dans cette chanson intitulée "reine du Kabukicho", elles chante sur sa vie d'hotesse d'un nightclub du Kabukicho, un quartier chaud (au sens sexuel du terme) de Tokyo. Shiina Ringo façonne soignieusement cette image trouble afin de contrer les stéréotypes de femmes tout autant comme "mascotte mignonne" dans une société patriarcale que comme féministe rigide.




SHIINA Ringo - Kabukicho no Joou (1998)






Alwaladu, auditeur last.fm fan de musique classique (Stockhausen, Bartok...), de chanteuses françaises (Jeanne Moreau, Jane Birkin) et de plein d'autres choses (Cornelius, Towa Tei, Boards of Canada):

Comme classique, j'ai choisi Natsu Nandesu de Happy End, extrait de l'album Kazemachi Roman.

Happy End est un groupe de folk rock du début des années 1970 formé Haruomi Hosono (chant, basse, clavier), Eiichi Otaki (chant, guitare), Takashi Matsumoto (batterie), Shigeru Suzuki (guitare). Ils sont considérés comme les pionniers de la musique pop/rock japonaise et il n'est pas exagéré de dire que tout est parti d'eux. Ils ont fusionné la sensibilité japonaise et le rock West Coast du type Buffalo Springfiel ou Moby Grape. Leur musique s'inscrit dans la fin de l'agitation politique gauchiste des années 60 et l'industrialisation massive du Japon. Ils dépeignent l'essor des rêves individuels et la nostalgie des paysages japonais traditionnels avec des sons sophistiqués et introspectifs.

Ils ont eu une grande influence sur la scène japonaise actuelle. Leur nom a fanchi les frontières en 2003 avec la chanson Kaez wo Atsumete incluse dans la BO de Lost in Translation de Sofia Coppola. Kazemachi Roma a été élu meilleur album de rock japonais de tous les temps par l'édition japonaise du magazine Rolling Stone.



Happy End - Natsu Nandesu (1971)





Comme chanson contemporaine, j'ai choisi Hanarebanare de Kicell (album Yume de 2001).

Kicell est un duo formé à Kyoto en 1999 par deux frères, Takefumi (chant, guitare) et Tomoharu Tsujimura (chant, basse, scie musicale). Leur son Lo-Fi est assez unique. En utilisant des enregistreurs multipistes, sampleurs, boite à rythme et autres instruments live, ils créent des vagues sonores rêveuses et athmospériques. Comme s'il marchait doucement dans l'air ou flottait sur la mer. Ils ne sont pas encore connus à l'étranger, mais ils sont populaires au Japon. Parmi les passionnés de musique, cette chanson deviendra certainement un classique. Ils ont participé à l'album hommage à Happy End en 2002 avec de nombreux artistes japonais, mais également Jim O'Rourke et John McEntire (Tortoise).



Kicell - Hanarebanare (2001)



Par Boeb'is avec Jin hamamura et Alwaladu - Publié dans : Ça vient de chez eux
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Lundi 27 juillet 2009
J'ai demandé à quelques personnes au goût sûr de nous présenter en deux titres, un classique et un moderne, la musique qu'ils considèrent comme la plus intéressante de leur pays. Voilà les premières réponses, du Vietnam et de Suède. A venir, Indonésie, Japon, et Espagne. Je leur laisse donc la parole.



DeBiLast, auditeur last.fm suédois, fan entre autres de Depeche Mode, NIN, et Nick Cave:


Mon choix d'une chanson classique est Inverstera de Cosmic Overdose (1980). Elle n'est pas seulement un classique de la new wave suèdoise, mais elle est également intéressante pour quiconque s'intèresse à la culture pop underground. Elle marque la transition entre le prog-rock, dominant dans l'underground suèdois des années 70 et la synthpop que les fans de musique "retro-electronique" associeront toujours, au moins en partie, à la Suède. Dan Söderqvist, chanteur, guitariste, et parfois pianiste était dèja un personnage important de la scène suèdoise comme membre du Älgarnas Trädgård (Jardins d'Elks) et Ragnarök (l'appocalypse dans la mythologie suèdoise). Son accolyte Karl Gasleben venait du groupe expérimental Anna Själv Tredje. Cosmic Overdose a sorti deux albums brillants. Investera est le premier morceau de leur premier album "Dada Koko". Musicalement, il est plus froid et synthétique que les autres titres de l'album. Les paroles sont une sorte de lamentation sur l'aube d'une ère plus individualiste. Le refrain nous dit que nous devrions investir, non en actions mais en émotions et en amour.

Cosmic Overdose: Investera

Mon choix de piste contemporaine est "Only Here For The Fight" de Jenny Wilson. Le titre est issu de sonalbum Hardships (2009), connu probablement de toute personne intéressée par la scène indie. Jenny Wilson était membre du groupe indie First Floor Power. Le groupe divisait la communauté indie suèdoise, qui l'adorait ou la détestait.  Ce clivage a été renforcé par leur aproche naïve, mise en avant dans un documentaire diffusé sur une chaine nationale. Le groupe était considéré comme surestimé, même si certains, dont moi, les trouvaient charmant et réconfortant. Depuis, Jenny a gagné en crédibilité et en respect. Hardships est son second album, plus électronique et rythmé que le précédent. Cette évolution s'explique certainement par sa collaboratin avec le duo électronique suédois The Knife et son écoute de RnB. J'aurais pu choisir n'importe quelle piste de ce brillant album, mais c'est cette piste que j'aime le plus aujourd'hui.

Jenny Wilson: Only Here For The Fight



Tran Quan Hai, musicien et ethnomusicologue renommé, spécialisé notamment dans les musiques asiatiques, le chant de gorge et les guimbardes:

C'est très difficile de dire qui est le ou la meilleur(e) interprète de la musique classique et moderne .
Je vous donne seulement deux interprétations de mon choix pour votre blog.

Musique classique traditionnelle:




Musique moderne :
Chanson "Con Thuyên Không Bên" par la chanteuse NGOC HA



Par Boeb'is avec DeBiLast et Tran Quan Hai - Publié dans : Ça vient de chez eux
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Mardi 7 juillet 2009

Je ne connais pas grand chose sur la musique japonaise actuelle. Pourtant, à côté des Cornelius,  Tha Blue Herb, DJ Krush et autres Boredoms, je suis prêt à ranger au même niveau les galettes d'Asa-Chang & Junray. Qu'on me pardonne ce crime de lèse-majesté d'un néophyte en la matière, qui plus est, pour un groupe découvert il y a... deux jours! Et tant pis si l'enthousiasme fond dans une semaine. Car quel groupe!

Pour les infos factuelles, on peut dire qu'Asa Chang est l'ancien fondateur du Tokyo Ska Paradise Orchestra (groupe assez sympa d'ailleurs dont on a du mal à imaginer qu'il a le même géniteur). Il est accompagné du programmeur et guitariste, Hidehiko Urayama du joueur de tabla U-zhaan, et sur certains titres de Kyoko Koizumi.

Pour la musique elle même, la description est périlleuse. Certains passages pourraient être qualifiés d'expérimentaux, mais je n'aime pas ce terme que j'associe trop facilement aux personnes qui creusent la forme à défaut d'avoir quelque chose de fort à exprimer. Le son du tabla, la langue japonaise pourraient faire pencher la balance vers une musique exotique, mais encore, il n'en est rien.

La musique d'Asa Chang & Junray est surtout exceptionnellement expressive, ou peut être plutôt suggestive. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait penser aux passages oniriques du Voyage de Chihiro. Un monde chaleureux non dénué de violence, merveilleux mais extrêmement intime. Il a aussi un aspect profondément traditionnel, profondément japonais. Mais comme Miyazaki qui s'inspirait du Roi et l'oiseau de Paul Grimault, comme Tezuka qui s'inspirait de Walt Disney, il s'agit d'une "japonéité" ouverte sur les autres et sur la modernité. Ce n'est plus une musique extravertie et festive, directement calquée (fût-ce avec brio) sur l'Occident comme Asa Chang la jouait avec son Tokyo Ska Paradise Orchestra. C'est une oeuvre de maturité qui nous apprend quelque chose sur nous même. En fait, on a l'impression d'écouter de la musique traditionnelle, mais celle qu'écouteront nos arrière-petits-enfants.

Petit extrait d'une interview passionnante. La question porte sur les rythmes étranges qui parcourent les chansons.

Kyoko Koizumi (la chanteuse dont la voix a été modifiée par Asa Chang): "At first I just took in how the song ended up, but as I listened a few times more, I felt how poignant it was, thoughts stopping and starting, words faltering or blurting out - just like the minds of people having conversations, and I realised how good it was."

Asa-chang: "She's said it all (laughs). I was going to try and explain, but she's said it all (laughs). The reason why Junray cuts such random rhythms is because human emotions sway. People contemplate; they have thoughts that cant be put into words. The rhythms aren't just there for fun, they are the way they are because they're trying to express such scenes of emotion. As far as I'm concerned, I'm not trying to make strange music, or experiment."



Asa-Chang & Junray - Senaka
 


Deux mp3
Asa Chang & Junray - Kana
Asa Chang & Junray - Kaikyo

Et au passage, j'apprends qu'ils ont sortis un nouvel album le 17 juin 2009. Pour en savoir plus, je vous conseille leur site officiel (partiellement en anglais), et le site de Sonore, un label et une agence artistique qui travaille avec eux en Europe.


Par Boeb'is - Publié dans : Japon
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